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Laroui raconte la téléphonie |
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27-08-2008 |
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Il fut un temps où l’on n’entendait presque jamais de carillons dans
les bus. Il fut un temps où les Tunisiens qui parlaient tout seuls
étaient considérés comme «dérangés».
Il fut un temps où le rendez-vous arabe méritait son nom (sic), puisqu’il était impossible d’appeler la personne que l’on devait rencontrer. C’était il y a à peine une dizaine d’années. Avant l’avènement du téléphone portable.
L’objet s’affiche et devient un symbole. Entre la midinette qui lorgne sur le dernier modèle rose incrusté de brillant. Le chef d’entreprise qui affiche son statut en pianotant sur une espèce de mini-ordinateur qui sert aussi, paraît-il, de téléphone. D’autres exhibent un portable à deux balles. Ultime extravagance chic et choc, pour paraître décalé. Toujours est-il que l’appareil est désormais au centre de nos vies. Les sonneries carillonnent à tout va, marquant notre quotidien. Du plombier à l’avocat, du chômeur à l’étudiant, à chacun son portable.
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