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Encore une fois, on va soulever le phénomène de la "téléphonite" dans
les administrations et autres établissements à caractère public. Un
phénomène qui s'accentue avec l'avènement du portable.
En effet, cela pose un problème à plusieurs facettes. Les employés et les fonctionnaires se trouvent, ainsi, accaparés par les communications téléphoniques au détriment de leur travail, ce qui a des répercussions fort négatives sur le rendement et sur la productivité. Car ces discussions au bout du fil sont souvent longues. Et d'un !
Ensuite, et prolifération des portables oblige, la note est de plus en plus salée lorsque le moment de payer la facture est venu. Car il ne faut pas oublier que le coût d'une communication vers une ligne GSM est multiplié par 20 en comparaison avec celui vers une ligne fixe. Et de deux !
L'autre volet de la problématique consiste dans les tracas que subit le citoyen demandeur de services ou de simple renseignement. En effet, si on téléphone avant 9h00 du matin, il n'y a, souvent, personne pour répondre. Après cette heure, la ligne devient constamment occupée. On a beau essayer, re-essayer sans relâche, mais sans résultat. Et quand la ligne est, de nouveau libre, il n'y a plus personne au bout du fil. Autrement dit, tout le monde est parti avant l'heure. Et de trois !
Et gare à celui qui ose faire la moindre remarque sur cette anomalie ! On vous dira que la ligne était occupée pour des communications importantes et hautement utiles pour la marche du service. Et que, finalement, vous n'avez aucun droit d'adresser le moindre reproche. Et que de toutes les manières, on n'a pas des comptes à vous rendre.
Plus encore, vous risquez, en guise de représailles, de ne plus jamais avoir la personne recherchée au bout de la ligne. Et ce ne sont pas les motifs "bateaux" qui manquent : "Monsieur est en réunion", "monsieur est chez son chef hiérarchique", "monsieur est sorti pour un déplacement de travail", "monsieur est en congé ".
Mais là où le bât blesse, c'est que lorsque vous parvenez, à force de persévérance, à contacter votre vis-à-vis, vous aurez droit aux critiques les plus acerbes pour avoir osé mettre en cause de pareils comportements.
La question qui se pose est la suivante : peut-on mettre un terme à ce genre de pratiques fort nuisibles pour toutes les parties concernées : citoyens, administration et deniers publics ? Car ces gens, qui gardent, malheureusement, la mentalité du "bilic", ignorent ou feignent-ils d'ignorer que c'est le contribuable qui paie la facture en argent et en énervement. C'est-à-dire le commun des citoyens.
Autre question : à ce que l'on sache, il y a un corps constitué il y a plusieurs années, qui s'appelle "le citoyen contrôleur". Ce dernier a pour mission d'effectuer des visites "incognito" afin de faire des constatations sur le "terrain" avant d'établir son rapport. Ce corps existe-t-il encore ? S'acquitte-t-il toujours de sa mission ? Si oui, où en est-il ? Peut-on avoir un aperçu sur les résultats de ses missions depuis ces longues années?
Autant de points d'interrogation qui méritent bien des éclaircissements. Il y va de la crédibilité et de l'efficacité de l'action des services publics et du bon usage de la chose publique. A bon entendeur
La Presse
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