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Standardisation ne rime pas toujours avec interopérabilité |
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16-01-2007 |
Faire le pari de Linux et du libre pour l’électronique grand public,
c’est aujourd’hui oeuvrer à une standardisation essentielle pour le
développement des technologies mobiles. Dreambox, FreeBox, tablettes
Nokia, mobiles Motorola ont adopté le modèle "libre", ce qui n’est pas
pour autant un gage d’interopérabilité.
Alors que nous n’en savons souvent rien, Linux et une foule de logiciels libres occupent des places privilégiées dans notre salon. Exemple : la FreeBox de l’opérateur Free ou encore la Dreambox, l’un des terminaux de réception satellite les plus en vogues.
Evolutivité, personnalisation, autant d’atouts qui séduisent aujourd’hui de grands constructeurs dans le monde des mobiles et de l’embarqué.
Ainsi, Motorola généralise désormais sur l’ensemble de ses mobiles le couple Java/Linux. Ce sera le cas de sa gamme "grand public" et le K6) ou certains de ses smartphones, comme le MotoMing with EDGE. Sur ce second segment, Java/Linux sera maintenu aux côtés d’une offre Windows Mobile.
Premier constructeur mondial de mobiles, Nokia n’est pas en reste : le Finlandais fait en effet évoluer côte à côte deux systèmes d’exploitation portables, SymbianOS pour ses smartphones et Linux pour ses "tablettes". La tablette Nokia 770 s’offrait cette semaine une cure de jouvence avec la sortie du N800 (N- comme ses mobiles grand public N-Series). Ce N800 fonctionne sous un système d’exploitation Linux doté de la plateforme de développement Maemo, lancée par Nokia en 2005, et basée sur Linux.
L’arrivée de Linux n’est pas un signe destiné uniquement à satisfaire l’appétit des geeks. Il s’agit ici d’une proposition de plusieurs constructeurs de standardiser un marché où l’in-interopérabilité est désormais la règle : Symbian, Windows Mobile, UIQ, Series40 et autres interfaces développées par Samsung. Oui mais voilà, s’il est évident que les constructeurs choisissent Linux et les logiciels libres pour d’une part standardiser le marché, de l’autre rendre plus compétitifs leurs développements, les appareils embarquant ces technologies ne sont pas pour autant plus "interopérables" : il est ainsi possible de synchroniser sa tablette Nokia N770 ou son mobile Motorola JAVA/Linux avec Microsoft Outlook - et les systèmes Windows en général - grâce à des applications fournies par les constructeurs, alors qu’il faut passer par plus d’une "bidouille" ou des applications tierces pour obtenir une synchronisation convenable avec un système Linux ou Mac OS X. Et pourtant, à n’en pas douter, il existe des normes pour standardiser cet axe-là aussi de la convergence numérique, à commencer par SyncML.
A bien y regarder, "standardisation" ne rime pas toujours avec "interopérabilité".
toolinux.com
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