Ton Blog Perso

Ton Propre Blog pour 50 Dinars Hors Taxes

Traduction

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Statistiques

Membres: 3350
Publications: 2501
Liens: 9
Visiteurs: 1810337

Devenez Rédacteur

 

Flux RSS

Accueil arrow The News arrow Dans Les Médias arrow Mauritus Télécom, La poule aux oeufs d’or
Mauritus Télécom, La poule aux oeufs d’or
01-07-2007

Logo Mauritus Télécom La libéralisation des télécommunications n’a pas nui à Mauritius Telecom (MT), à en croire les résultats du dernier exercice financier. Rs 2,4 milliards de profits avant impôts, de quoi faire jaser ! À quoi tient un tel succès ?


Mauritius Telecom (MT) confirme sa position d’entreprise la plus rentable du pays. En janvier 2003, le secteur des télécommunications est libéralisé. Mahanagar Telecom Mauritius Limited (MTML) ou Outremer Telecom, pour ne citer qu’eux, sont venus concurrencer MT sur les terrains de la téléphonie fixe et mobile. On aurait pu, à juste titre, penser que la libéralisation du secteur allait porter préjudice à la santé financière de MT. Tel n’a pas été le cas. «Durant l’année, le nombre d’abonnés aux lignes fixes de MT a connu une baisse pour atteindre 340 000 ; cela s’expliquant par l’abandon des lignes fixes au profit des services mobiles et de l’entrée de MTML sur le marché des lignes fixes», peut-on lire dans le dernier rapport annuel de MT.

Il n’empêche qu’une fois encore, la firme mauricienne des télécommunications a réussi le pari d’améliorer sa rentabilité. Le président du conseil d’administration de MT, Appalsamy Thomas, explique les performances financières du groupe par «la masse des consommateurs, notamment sur les lignes fixes, la bonne santé des services mobiles, Internet et surtout les investissements, tant financiers qu’en ressources humaines, pour l’amélioration des services existants et la satisfaction d’une demande croissante en services innovants». Par ailleurs, «l’index de qualité a augmenté de 3 % par rapport à 2005», souligne-t-il. MTML, principal concurrent de MT, n’a donc pas encore réussi à remettre en question la domination de la firme mauricienne.

Les lignes fixes restent le marché traditionnel de MT. Les services offerts ont permis de fidéliser la clientèle. Les tarifs locaux et internationaux ont été revus à la baisse. Cependant, «c’est bien parce que les tarifs de MT n’étaient pas attractifs, comparativement aux offres d’Outremer Telecom, que j’ai choisi de changer d’opérateur», confie Jocelyne Emile, de Beau-Bassin. Il n’empêche que MT réalise encore de bons résultats sur cette tranche : Rs 1 milliard de profits.

Une strategie bien pensée

L’activité de téléphonie mobile, à travers Cellplus, caracole en tête de la rentabilité : elle présente Rs 2,4 milliards de revenus pour le dernier exercice financier, soit 38 % du chiffre d’affaires. Cellplus s’est affirmé comme le leader de la téléphonie mobile à Maurice. Les portables font partie du quotidien de la plupart des Mauriciens. La téléphonie mobile semble avoir encore de beaux jours devant elle. Les nouvelles technologies rendent les portables plus attrayants, voire indispensables, pour certains.

Appalsamy Thomas commente la rentabilité de MT : «(Elle) tient à une stratégie de développement bien pensée qui met l’accent sur des investissements adéquats et sur les ressources humaines, notamment par la formation.» Par ailleurs, la décision du gouvernement de céder 1 % des parts du groupe aux employés «est un élément motivant pour notre personnel», dit-il. Ces performances sont aussi le fruit d’un partenariat efficace avec France Telecom (FT). «Nous bénéficions d’un appui technique reconnu, de l’expertise, des conseils en matière de marketing, de formations, et aussi des dernières technologies développées par notre partenaire», indique le chairman de MT.

La compagnie doit continuer son investissement dans les technologies de l’information et de la communication (Tic). C’est à travers les Tic que MT entend étoffer son offre de services. Il ne s’agit pas que de l’Internet haut débit, de la télévision sur demande ou de meilleures offres de téléphonie. «Nous ne délaisserons pas nos premiers secteurs d’activité ; toutefois, pour assurer la croissance de notre entreprise, l’équipe stratégique de MT cherche de nouvelles opportunités, de nouveaux services : BPO (NdlR : business process outsourcing, ou externalisation des processus d’affaires), centres d’appels ou disasters recovery, par exemple», souligne Appalsamy Thomas.

Toutefois, d’autres opérateurs se plaignent de la domination de MT dans ce secteur. Les bandes passantes sont la propriété de MT, si bien que les autres opérateurs sont contraints de louer ces fréquences de MT, qui décide alors de la vitesse de connexion allouée. MT détient l’exclusivité de l’exploitation du câble Safe, jusqu’à fin 2007, pour lequel elle a investi Rs 1 milliard en tant que membre d’un consortium de quarante compagnies. «Ce monopole nous empêche d’aller de l’avant dans nos activités, comme sur les projets de hotline pour assurer la maintenance des réseaux de nos clients», confie une responsable d’une société informatique. «Le service n’est pas à la hauteur des ambitions; le prix est exorbitant et la vitesse de connexion pas suffisante», poursuit-elle. Mais MT doit rentabiliser son investissement. Les opérateurs dans le secteur des Tic lui restent donc tributaires.

MT lorgne également le marché régional. L’entreprise est déjà présente à Madagascar et au Burundi dans la téléphonie mobile. À ce titre, le partenariat avec FT est appréciable. «Notre engagement sur le continent africain peut se faire sous la forme d’acquisition ou de partenariat», explique Appalsamy Thomas. «MT cherche à aller à l’extérieur pour continuer à croître, d’où nos ambitions régionales, notamment au Malawi ; parallèlement, nous continuons à promouvoir des services innovants et à chercher de nouvelles niches d’activité, comme le BPO.»

L’expansion regionale en ligne de mire

Le marché mauricien reste restreint. Aussi, les performances de MT, au moins sur les segments traditionnels, devraient stagner. Le pari est de réussir à proposer des services innovants à haute valeur ajoutée. Pour MT, la région peut être un eldorado. La téléphonie mobile, si elle se développe bien plus que les lignes fixes, offre encore de belles perspectives. Les Tic sont aussi à considérer sérieusement, d’autant que le degré de pénétration d’Internet reste très élevé en Afrique subsaharienne. MT s’intéresse donc à l’Afrique.

Le partenariat avec FT est à ce titre un avantage certain. MT est une vitrine de réussite financière et d’innovations dans le «désert technologique africain». Clairement, MT va entrer dans une nouvelle phase, celle de l’expansion régionale, de l’innovation technologique et du développement de nouveaux services. Elle devra faire face à la concurrence, tant localement, avec l’affirmation de nouveaux opérateurs qui n’auront plus à passer par MT pour l’utilisation du câble Safe, qu’à l’échelle régionale.

MT a un rôle à jouer dans l’affirmation de Maurice comme une cyber-île. Ebène en est la vitrine, MT l’un des fers de lance. Cependant, le leadership de MT ne doit pas étouffer les ambitions des autres opérateurs. La concurrence existe depuis la libéralisation du secteur. Certains opérateurs grincent des dents en voyant le succès financier de MT «comparativement au service fourni». La fin du monopole n’a pas été synonyme de problèmes financiers, bien au contraire. Seulement, dans le secteur des Tic, pour lequel le câble Safe est primordial, il semblerait que le désengagement de MT soit attendu.

Gilles RIBOUET - lexpress.mu


  Soyez le premier à commenter cet article

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
SVP, connectez vous ou enregistrez vous.

 
< Précédent   Suivant >
TahPhone.com est un produit de l'Agence de Communication eXtalys.net - TahPhone est hébergé par D-Clicks