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20-12-2006 |
Le développement de téléphones portables aux fonctionnalités multiples
(accès Internet, transmission d'images ou connexions sans fil)
entrouvre la porte aux hackers qui peuvent pénétrer un appareil et
répandre des virus de téléphone en téléphone, selon des professionnels,
cités par l’AFP. Seulement, le danger reste loin de celui que l'on
côtoie quotidiennement en allumant son ordinateur.
Depuis leur apparition en 2004, toujours selon l’AFP, 319 codes malicieux visant des mobiles ont été recensés, un chiffre marginal par rapport aux 200.000 concernant les ordinateurs PC, à en croire la société finlandaise F-Secure. Leur nombre a toutefois plus que doublé depuis le début de l'année 2006.
Parmi ces codes, 52 sont des virus ou des vers, 261 des "chevaux de Troie", trois des logiciels espions et seuls trois codes ciblent Windows Mobile, le système d'exploitation Symbian étant bien plus répandu, détaille Eugenio Correnti, directeur technique de F-Secure.
Comme pour les premiers virus informatiques, les codes malicieux mobiles, provenant principalement d'Europe et d'Asie, restent le fait d'individus isolés et non de réseaux criminels. Ils n'en sont pas moins nuisibles pour l'utilisateur touché : le virus "CommWarrior" provoque des surfacturations téléphoniques en envoyant des MMS, le cheval de Troie "Skull", qui remplace les icônes par des têtes de mort, rend le téléphone inutilisable, tandis que le logiciel espion Flexispy surveille appels et SMS.
Ces virus "proof of concept" se sont répandus mondialement "mais pas dans une diffusion pandémique tout simplement parce que le parc de téléphones susceptibles de propager le virus n'était pas suffisant", explique Pascal Lointier, président du Club de la sécurité de l'information français (Clusif).
La popularisation des téléphones 3G ou avec fonctionnalité sans fil Bluetooth laisse la voie à une attaque d'une toute autre ampleur. Actuellement, les virus se propagent par Bluetooth, MMS, téléchargements sur Internet et l'insertion de cartes mémoires, mais pas encore par SMS, wi-fi ou messageries instantanées, selon M. Correnti. Toutes choses qui font que la confiance envers le téléphone mobile vacillera quand se produira la première pandémie virale. Les attaques sur mobiles ont beau être encore rares, la vigilance s'impose : "ne pas avoir comme code PIN son code de carte bleue et activer Bluetooth seulement quand on en a besoin en veillant à le masquer", conseille M. Lointier.
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