|
Les téléphones WiFi, un enjeu de taille |
|
02-08-2006 |
L'avenir est dans la convergence fixe-mobile.
Avec l’apparition de téléphones WiFi et de téléphones dual mode
WiFi/cellulaire, les opérateurs de réseaux mobiles sont confrontés à un
véritable challenge.
Comme nous vous l’avons indiqué il y a quelques jours, Skype envisage d’introduire quatre téléphones qui permettront aux utilisateurs de passer des appels VoIP sans passer par un PC.
Aux Etats-Unis, le FAI Earthlink projette de commercialiser des téléphones WiFi entre $50 et $100 et de proposer à ses clients un forfait d’appels illimités qui s’élèvera à environ25 dollars par mois. Le service fonctionnera dans un premier temps uniquement dans les hotspots EarthLink, soit à domicile soit sur ses réseaux citadins.
Mais s’il existe une entreprise pour qui les téléphones portables WiFi prennent tout leur sens, c’est sans aucun doute T-Mobile USA. La société gère déjà un réseau national de hotspots disponible dans plus de 7000 Starbucks. En transférant le trafic de téléphonie mobile sur son réseau cellulaire, T-Mobile compte d’ores et déjà offrir un service plus compétitif que n’importe lequel de ses concurrents. Cette stratégie permettra également à T-Mobile de proposer des services dits “convergés”, ce qui signifie qu’il pourra puiser une nouvelle source de clientèle auprès de fournisseurs de téléphonie fixe existants, comme Bell par exemple.
Pour basculer entre le WiFi et le cellulaire, Nokia soutient une technologie baptisée UMA (Unlicensed Mobile Access), autour de laquelle il vient de lancer un premier essai pilote, prévu à Oulu (Finlande) pour une durée de 2 mois, afin de tester cette technologie sur des modèles Nokia 6136. En théorie, le britannique BT est en avance sur la Finlande, avec son système UMA Fusion déjà disponible sur le marché. La seule différence, c’est que la version de BT utilise le Bluetooth et non le WiFi. Mais techniquement, il s’agit bien de la technologie UMA.
Le danger avec le fonctionnement en dual-mode se situe au niveau de la qualité vocale. En effet, que se passera-t-il lorsqu’un abonné obtiendra une mauvaise connexion ? Va-t-il l’attribuer à une mauvaise liaison Internet ou bien l’associer à l’opérateur ?
The Inquirer Team
 Soyez le premier à commenter cet article | |
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous. |