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Journée mondiale sans mobile : haro sur les comportements et la santé |
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06-02-2007 |
Aujourd'hui a lieu la journée mondiale sans téléphone portable, qui vise notamment à changer les comportements humains
Au-delà des comportements de certains utilisateurs, cette journée est aussi l'occasion d'alerter sur les dangers du téléphone portable pour la santé. Instiguée par des associations de lutte pour la diminution du rayonnement magnétique comme "Robin des Toits" (France), "Teslabel" (Belgique), ou encore "Agir pour l'Environnement" (France), cette journée dénonce les risques des ondes du portable sur la santé humaine.
Or l'étude scientifique la plus récente parue sur le sujet réfute l'existence d'un lien entre téléph one portable et cancer. Réalisée auprès de 420.095 Danois et parue dans la revue Journal of the National Cancer Institute en décembre 2006, elle ne faisait état d'aucun lien de cause à effet entre utilisation du téléphone portable et l'apparition de tumeurs du cerveau, des glandes salivaires et des yeux.
Les téléphones portables, et en particulier les ondes GSM, sont malgré tout souvent accusés d'être à l'origine de cancers. Les associations de défense des intérêts des consommateurs mettent également en avant d'autres effets secondaires souvent constatés, comme les migraines, les troubles du sommeil, des bourdonnements et picotements après une conversation longue, ou de la nervosité.
Au final, les études scientifiques réalisées sur le téléphone portable font l'objet d'une large controverse. La semaine dernière, des travaux réalisés par une équipe de chercheurs suisses de l'université de Berne et publiés dans la revue Environnemental Health Perspective relançaient une fois de plus le débat. Ces travaux révélaient que les résultats des études sur le téléphone mobile pouvaient être biaisés par leur financement.
Pour parvenir à ce constat, l'équipe du Dr. Matthias Egge avait passé au crible 59 études scientifiques publiées sur le thème de l'influence des téléphones portables sur la santé humaine. Les résultats étaient sans équivoque : les études apparaissaient comme plus rigoureuses lorsqu'elles étaient financées conjointement par l'industrie et des organismes publics. Les études ayant un financement unique, qu'il soit public ou privé, étaient apparues comme plus subjectives.
Selon les chercheurs suisses, les études financées par l'industrie tendaient à minimiser les risques sanitaires des téléphones portables sur l'homme, et les études dont le financement n'est pas connu apparaissaient comme les moins fiables.
metrofrance.com
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