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L’immense majorité des responsables sécurité va enfin pouvoir dormir sur ses deux oreilles. L’adolescent qui avait diffusé le contenu de l’annuaire GSM de Miss Paris Hilton est enfin condamné...
L’immense majorité des responsables sécurité va enfin pouvoir dormir sur ses deux oreilles. L’adolescent qui avait diffusé le contenu de l’annuaire GSM de Miss Paris Hilton est enfin condamné. Il écope de 11 mois de détention, deux ans d’interdiction d’usage d’ordinateur, de téléphone ou de tout autre moyen d’accès à Internet. Tout çà pour avoir détourné le contenu d’un gadget électronique baptisé Sidekick2 servant d’agenda téléphonique-appareil photo-navigateur web-IM et UA de messagerie etc. Les vieux routiers de l’informatique y verront l’évolution matérielle d’un antique programme conçu par Philippe Kahn il y a… oh, c’était hier !
L’indélicatesse du gamin ne fait aucun doute. Son attrait pour les sciences de la communication fut quelque peu exagéré. Mais il est bon de rappeler que le pirate en question n’a jamais utilisé de moyens informatiques du genre BlueSnarfing et autres sniffings spéciaux pour dérober le contenu du gadget de la pauvre petite milliardaire. Deux doigts de social engineering ont suffit, et si le carnet de la sulfureuse héritière avait été fait de papier, l’affaire n’aurait probablement pas dépassé les frontières d’un commissariat de quartier.
Il faut également prendre avec des pincettes la façon dont les principaux protagonistes présentent les faits à la presse. Ainsi, les dommages et pertes « de 1 million de dollars » qui sont imputées ressemblent fort au trou financier de l’affaire « hack du New York Times » : 99% de vol d’amour propre, 1% d’évaporation de bande passante. Lorsque l’on reproche au coupable d’avoir pénétré le réseau de LexisNexis, l’on s’empresse de rappeler le vol d’identité ayant frappé plus de 300 000 personnes… qui remonte a plus de 6 mois. Cet intolérable amalgame, dénué de la moindre preuve permettant de relier les deux affaires, et la confusion des choses jugées n’ayant aucun rapport entre elles (le vol d’information « Hilton », les comptes frauduleux T-Mobile et le hack Lexis, une alerte à la bombe dans des collèges), tout çà n’est pas très honorable. Oui, cet enfant est coupable de piratage et de vol d’information. Mais il faut savoir résister à cette sorte de campagne de lynchage médiatique qui décrédibilise totalement ces victimes qui en font un peu trop.
Marc OLANIE - reseaux-telecoms.com
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