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En Afrique, le portable ouvre la voie à Internet |
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25-04-2008 |
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Sur un continent peu raccordé au téléphone fixe, le mobile connaît un
essor unique au monde. En une poignée d’années, la physionomie des
villes africaines a changé. Sur les boulevards des grandes villes comme
dans de nombreux bourgs ruraux, des kiosques et comptoirs individuels
ont fait leur apparition : ceux des vendeurs de communications
téléphoniques.
Ces « télécabines » proposent aux consommateurs possédant un portable d’en recharger les unités et à ceux qui en sont dépourvus de pouvoir téléphoner.
En Afrique, où le téléphone fixe est resté sous-développé, la croissance du mobile a été spectaculaire au cours des cinq dernières années. Selon l’Union internationale des télécommunications (UTI), on y compte désormais 260 millions de possesseurs de téléphone portable, qui contrastent avec les 20 millions d’abonnés au réseau filaire. Cet essor est en train de faire de l’Afrique un eldorado pour les opérateurs qui commercialisent avec des marges à deux chiffres un produit coûteux en regard du niveau de vie local.
Moins gourmande en investissements que les réseaux filaires, la téléphonie mobile est profitable et sûre, notamment parce que les clients acquièrent pour la plupart des cartes prépayées. Toutefois, le montant des licences commence à augmenter : l’opérateur soudanais Sudatel a récemment déboursé 150 millions d’euros pour la troisième licence GSM au Sénégal. L’enjeu concerne aussi les industriels, qui visent les marchés émergents avec des combinés dont les moins chers valent 35 € hors taxes. Les appels d’une compagnie à une autre étant généralement surfacturés, il n’est pas rare de rencontrer en Afrique des détenteurs de deux, voire trois téléphones mobiles raccordés aux différents réseaux !
www.la-croix.com
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