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Djezzy aura son PDG algérien |
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24-11-2006 |
Lors d’un entretien exclusif à IT Mag, le "big boss" d’Orascom Télécom,
Naguib Sawiris, a manifesté son souhait de placer un Algérien à la tête
de Djezzy et ce, tout en manifestant son admiration à Hassan Kabbani,
considéré comme son meilleur élément dans le groupe Orascom Télécom.
IT Mag : Maintenant que vous avez récupéré les 50% de vos parts dans Tunisiana, êtes-vous prêt à vendre ou à racheter vos parts restantes auprès de Wataniya international ?
Naguib Sawiris : Vendre non, mais racheter oui. J’aurais aimé racheter mes parts mais encore faut-il que Wataniya accepte de me les vendre. Il faudrait poser la question à Wataniya. S’il souhaite vendre les parts restantes de Tunisiana, je suis acheteur.
Comptez-vous installer dans quelque temps un responsable algérien à la tête de Djezzy ?
Oui, dans très peu de temps, le plus rapidement possible même. Depuis trois ans, nous avons formé une bonne partie de cadres algériens. Chaque fois qu’il y a des promotions, le cadre algérien est promu à des niveaux supérieurs et l’objectif est de faire de Djezzy une société à 100% algérienne. Car nous souhaitons avoir nos cadres dans d’autres régions.
Cela signifie-t-il que Hassan Kabbani sera installé sur d’autres opérations détenues par le groupe Orascom Télécom Holding, notamment au Bangladesh ?
Hassan Kabbani est une valeur sûre du groupe OTH, nous avons besoin de lui à nos côtés. Nous allons notamment lancer une opération en Europe de l’Est, mais pour le moment, rien n’est encore prévu. Nous souhaitons l’avoir à nos côtés au Caire dans la centrale. Dans chacune de nos opérations dans le monde, nous avons placé un responsable local. Dans l’opération au Pakistan, le PDG est Pakistanais. La Tunisie est sur le chemin aussi ; c’est ce qui se passera pour l’Algérie. L’installation de cadres expatriés est une première étape avant l’installation d’un cadre local, qui connaît mieux la région, les hauts responsables et surtout les habitudes des consommateurs.
En parlant d’expatriés et de cadres, Orascom se base-t-elle sur l’expérience libanaise, égyptienne ou française ?
Je dirais plutôt l’"expérience arabe". Si, dans un staff, il y a deux ou trois Français, quatre ou cinq Libanais, cela ne voudrait pas dire que c’est une expérience occidentale ou orientale. Notre objectif est de former des cadres nationaux pour compléter notre belle histoire.
Hamid Ben - Entretien avec Naguib Sawiris, PDG d’Orascom Télécom - itmag-dz.com
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