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Plus de 300 plaintes en cinq ans relatives au rayonnement des sites des opérateurs mobiles
Plus de 300 plaintes en cinq ans relatives au rayonnement des sites des opérateurs mobiles
BRUXELLES Les antennes GSM des opérateurs mobiles continuent de susciter des inquiétudes auprès d'une partie de la population. En témoigne le nombre de plaintes adressées à l'IBPT, l'Institut belge des Postes et des Télécommunications. Pour la période comprise entre juin 2001 et janvier 2005, ce sont 271 plaintes qui ont été introduites au service ad hoc. Toutes portent sur la crainte d'un rayonnement de chaleur supérieur à la limite autorisée. Pour une antenne de 900 Mhz, le seuil limite est de 1,125 watt par m2, de 2,25 watts pour une antenne de 1.800 Mhz. «Pour une antenne UMTS, le seuil passe à 2,5 watts», indique l'IBPT.
On dénombre actuellement en Belgique plus de 5.800 sites utilisés par un ou plusieurs des trois grands opérateurs (Proximus, Mobistar, Base). Le nombre d'antennes devrait passer à 8.000 voire 9.000 d'ici à l'année prochaine afin que les opérateurs puissent se conformer aux obligations en terme de couverture 3G (UMTS) de la population.
Selon Roel Deseyn, parlementaire CD&V, toutes les plaintes ne sont pas restées sans suite. «Dans huit cas, il a été demandé à l'opérateur de déplacer l'antenne», explique le député. Information confirmée par l'IBPT. «Dans six de ces cas, poursuit M. Deseyn, les opérateurs avaient déjà adapté les sites et, dans les deux autres, les travaux étaient en cours en mars 2005.» Ce qui signifie que les sites douteux posaient un problème en terme de santé publique.
Qu'en était-il en 2005? 73 dossiers ont été ouverts par l'IBPT qui a procédé à des mesures spécifiques du rayonnement des antennes visées. «Aucun dépassement de la norme n'a été constaté pour ces dossiers, rassure de son côté Bruno Tuybens, secrétaire d'Etat aux Entreprises publiques. Quelques dossiers datant de fin 2005 doivent cependant encore être terminés.»
Deux installations illégales
L'IBPT présente depuis la mi-octobre sur son site Internet la carte de Belgique des antennes GSM (lire précédente édition). Le citoyen peut ainsi prendre connaissance des antennes placées dans son quartier et de leur puissance, ainsi que de celles faisant l'objet d'une demande de permis d'urbanisme. Plus de 20.500 internautes ont déjà parcouru la carte à la recherche de renseignements. Depuis la mise en ligne sur site, 18 nouvelles plaintes ont été réceptionnées par l'IBPT (chiffre jusqu'au 1er janvier 2006).Évidemment, cette carte permet également de faire le lien entre les sites autorisés et ceux déjà installés qui n'ont fait l'objet d'aucune autorisation. Pour Bruno Tuybens, deux à trois cas ont été constatés par l'IBPT qui a mis les opérateurs en demeure de régulariser leurs installations.
Rien que dans la tête?
BRUXELLES Si elle ne mettra pas un terme au débat, cette étude, publiée dans le British Medical Journal (BMJ), apportera beaucoup d'eau au moulin de ceux qui sont convaincus que les GSM n'engendrent pas d'effets néfastes pour la santé. Dans des conditions d'utilisation normales, s'entend. Une équipe de l'Institut de psychiatrie du Collège royal de Londres a réuni deux groupes, composés chacun de soixante volontaires. Le premier regroupait des sujets qualifiés de sensibles, affirmant souffrir systématiquement de maux de tête endéans les vingt minutes d'utilisation continue du GSM. Le second comprenait des personnes qui ne présentent jamais ce genre de symptômes.
Les participants ont intégré trois séances de tests, au cours desquelles un GSM leur était collé à l'oreille durant cinquante minutes chaque fois. La différence, c'est que si la moitié des portables émettaient effectivement un signal, les autres étaient totalement inactifs. Et on a trouvé quoi? En gros, que les maux de tête étaient beaucoup plus fréquents et sévères chez les personnes sensibles par rapport aux autres; et ceci peu importe qu'elles aient été ou non exposées à un signal. En d'autres termes, c'est dans la tête que cela se passe, comme si le cerveau déclenchait anticipativement les céphalées. Et l'équipe britannique d'insister sur le rôle prépondérant des facteurs psychologiques.
Karim Fadoul -DHnet.be
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